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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 17:49

Mardi 28 et mercredi 29 juin – Isola Stromboli, îles Eoliennes

 

Stromboli


6h, nous avons une bonne cinquantaine de milles à parcourir pour rejoindre l’île de Stromboli. Nous avons hâte de voir à quoi ressemble un volcan en activité. Après 5 heures de moteur et 6 heures de voile, le volcan apparaît : une forme pyramidale crachant de la fumée telle un dessin animé.

On aperçoit les cratères, le volcan est marron mais la terre y est fertile, il y a de la végétation et plein de fleurs jaunes.

 

Stromboli (2)


Stromboli est ce qu’on appelle le plus vieux phare de Méditerranée car les navigateurs se repéraient pendant la nuit grâce aux explosions de lave du volcan. Nous on a préféré y arriver de jour, craignant les hauts-fonds.

On aperçoit une vingtaine de bateaux regroupés, ils sont tous à une bouée. On apprend que c’est 35 € la nuit. Impossible de négocier, le gars étant trop habitué aux touristes de base. On pose l’ancre en face d’une plage de sable noir où les Stromboliens se dorent la pilule et se baignent. L’eau est chaude. Les fonds aquatiques sont lunaires : sable noir, pierres de lave et pierres ponces !

 

Ascension du Stromboli

 

Stromboli (9)   Stromboli (8)


Il est interdit de se lancer seul dans l’ascension du volcan à plus de 400 mètres d’altitude ; on trouve donc un guide et nous voilà partis pour 900 mètres de dénivelé avant la tombée de la nuit en file indienne de vingt personnes.

Nous marchons dans les cendres fines, ça sent le souffre. Avant l’éruption de 1897, les Stromboliens possédaient des cultures jusqu’à 700 mètres d’altitude. Aujourd’hui il ne reste que des cendres, des arbres et des fleurs.

 

Stromboli (16)

 

Maintenant il fait nuit, nous arrivons aux cratères. Il y en a cinq et ça bouillonne. On dirait qu’une sorcière s’y est installé des chaudrons magiques.

On mange devant le spectacle qui s’amplifie : des crépitements suivis d’explosions, puis de jets de lave d’une centaine de mètres retombant en cendres autour du cratère. Il y a des bunkers de béton pour se réfugier au cas où une éruption serait plus forte.

 

Stromboli (17)


 La redescente se fait dans de la poudre de cendres. On s’enfonce jusqu’aux chevilles, et le sable s’installe dans nos chaussures. Nous portons des masques car c’est très poussiéreux et toxique. Nous avançons à la lampe frontale.

 

Stromboli (12)


Nous rentrons au bateau après 6 heures de marche, ravis de cette expérience volcanique. Nous sautons dans l’eau pour nous dépoussierer, il est 1h du mat’ et Seb se fait piquer par une méduse !

 

Jeudi 30 juin – Isola Panarea, îles Eoliennes

 

Panarea (1)


Nous quittons Stromboli assez tôt car les allers-retours des ferries et hydroglisseurs remuent le mouillage. Le bateau est plein de poussières de cendres. Il n’y a pas grand vent et avançons péniblement sous spi. Nous mettons 4 heures pour parcourir 10 milles. Autant y aller à la nage, c’est plus rapide ! Des yachts, que des yachts, encore des yachts qui font plein de vagues ! On s’arrête quand même histoire de visiter la ville. Les ruelles sont étroites bordées par de jolies maisons blanches au style grec. C’est chic ici, il y a de grands hôtels, restaurants et le moindre polo coûte 75 €. On n’ose même pas boire une bière dans un bar. Nous nous offrons une baignade, passons néanmoins une bonne nuit mais nous ne nous éternisons pas dans ce coin.

 

Vendredi 1er juillet – Isola Salina, îles Eoliennes

Nous quittons notre spot pour rejoindre l’île d’en face. Nous avons une petite brise qui nous amène rapidement à l’île Salina. Cette île a la particularité d’avoir deux volcans éteints mais il y a toujours une activité volcanique souterraine, ce qui dégage une odeur de boule puante par endroits ! Il fait une chaleur harassante et il y a des méduses. J’essaie de les faire fuir mais c’est trop con une méduse. L’eau est transparente, c’est un coin agréable. Le village est vraiment mignon : plein de boutiques originales se succèdent. Les édifices anciens sont mêlés aux nouveaux plein de charme.

Nous recroisons le cata d’allemands vu à Stromboli. Comme la règle des deux fois s’impose, ils nous invitent à manger du poisson.

 

Samedi 2 juillet - Isola Lipari, îles Eoliennes

 

Lipari (6), Eoliennes


Le mouillage bouge, on part de bon matin pour Lipari, la plus grande des îles et la plus peuplée. Quelle bonne surprise en arrivant au mouillage, l’eau est bleue turquoise et nous apercevons le meilleur pote d’Antimo, qu’on appelle Antimo bis. Ca doit faire la quatrième fois qu’on le croise, il promène des gens sur son bateau à la semaine. La baie est atypique : en arrivant il y a des anciens quais métalliques, des grues, une usine. Et sur la gauche changement brutal : de belles ruines ancrées dans la montagne, elles ont presque les pieds dans l’eau.

Je vois plein de trucs flotter, je commence à pester contre celui qui a balancé ses déchets ; je suis sur la plateforme et regarde ces choses dériver, elles approchent et je m’aperçois alors que ce sont des centaines et des centaines de pierres ponces qui flottent ! J’en pêche une en forme de cœur…

Tous les bateaux quittent peu à peu le mouillage et nous retrouvons seuls pour la nuit.

 

Lipari, Eoliennes (3)

 

Dimanche 3 juillet – Cala Levante, Isola Vulcano, îles Eoliennes

 

Vulcano, Eoliennes


Après une baignade matinale et une heure de navigation, nous rejoignons l’île Vulcano. Nous sommes impressionnés par les nombreux cratères éteints. On voit du souffre s’échapper du seul cratère actif restant. Plus nous nous approchons du rivage, plus nous sentons l’odeur désagréable d’œufs pourris. Les roches sont jaunies, sulfurisées. Il fait une chaleur étouffante, nous nous jetons à l’eau avec le masque. Aucune méduse en vue, l’eau est trop chaude ?? Il y a plein de bulles qui sortent du fond de l’eau, sources minérales, qui réchauffent la température de l’eau. Il y a carrément un bouillon brûlant près duquel plusieurs personnes stagnent. Nous sympathisons avec Antonio, Sicilien qui nous fait découvrir son rituel :

1. Aller dans le bassin de boue et s'enduire d'argile verte. Le fond du bassin est vraiment brûlant. Nous nous laissons sécher jusqu'à en craqueler avant de nous rincer abondament dans l'eau boueuse.

2. Aller dans les rochers et se mettre la tête dans une source d'inhalatio, : c'est un gaz natuel du volcan qui sort de la terre sous forme de fumée blanche. C'est bon pour la santé et décontractant.

3. Se jeter dans l'eau de mer et profiter du jacuzzi naturel formé par les bulles de souffe qui s'échappent du pied du volcan.

 

Vulcano, Eoliennes (3)

Seb et Antonio, un sicilien, un vrai !

C’est franchement rigolo de voir tout le monde circuler tout vert de la tête au pied comme si c’était absolument normal.

En fin de journée nous nous sentons super décontractés à tel point que nous allons faire la fiesta toute la nuit.

 

lundi 4 juillet – Cala Ponente, Isola Vulcano, îles Eoliennes

 

Vulcano, Eoliennes (9)   


Nous profitons des bains bouillonnants. Du vent fort est annoncé, nous allons nous réfugier dans une autre cala de bonne heure. Nous ne sommes pas les seuls. Une tripotée de bateaux de voyage débarque mais nous ne voyons pas les bateaux de location. Il y a les anglais croisés quelques îles plus tôt qui nous invitent sur leur bateau pour l’apéro. Nous sommes un peu fébriles. Ils sont so british, leur bateau est impeccable. Ils ont une machine à laver, micro-ondes, imprimante, etc sans compter leurs équipements nautiques du dernier cri.

 

Mardi 5 juillet – Ascension Vulcano, îles Eoliennes

 

Vulcano, Eoliennes (16)  

 

Vulcano, Eoliennes (21) Vulcano, Eoliennes (13) Vulcano, Eoliennes (15)


Finalement, le vent annoncé est moindre et nous en profitons pour grimper au sommet du volcan qui est à un peu plus de 400 mètres d’altitude. Nous marchons une fois de plus dans le sable noir ; C’est pentu et nous marchons vite, ce qui rend l’ascension plus difficile. Le cratère dégage du souffre en épaisse fumée qui pue. Les roches aux alentours sont jaunes. De là haut, nous voyons toutes les îles de l’archipel. On en prend plein la vue, on a de la chance.

 

Vulcano, panorama

 

Mercredi 6 juillet – Milazzo, Sicile


Pas de vent, c’est rageant. Si on devait l’attendre, on partirait en septembre, et encore. Nous faisons une étape à Milazzo avant de rejoindre le détroit de Messine. Il y a un quai de transit gratuit mais personne ne semble décidé à nous l’indiquer. « Il n’y a pas de quai de transit » ; « le quai n’est pas adapté aux petits bateaux ». Difficile par ailleurs de jeter l’ancre car il y a trop de fond et c’est rempli de corps-morts. On fait des allers-retours entre le port de commerce et le port de plaisance pour trouver un endroit. Il y a un quai pour les gros bateaux qui est trop haut pour nous. On tente notre chance, on jette l’ancre, on recule, j’appelle le gars d’à côté, il choppe nos amarres. Le bateau est en place mais c’est une galère pour en sortir ! On se retrouve à côté d’un énorme navire de commerce de 100 mètres de long par 20 de large.

Milazzo n’est pas touristique et ses habitants guères aimables soit dit en passant. La ville est assez austère : de longues et larges rues s’enchaînent sans charme spécial. Il y a une citadelle au loin qui a l’air chouette mais nous manquons de temps. Seb en profite d’être à quai pour changer le démarreur. Il a pris l’habitude de bricoler autour du moteur tout nu tellement la chaleur est intense. La vision est franchement comique !

 

Jeudi 7 juillet – Détroit de Messine

 

Détroit de Messine


Emotion du jour : notre premier détroit. On part de bonne heure (peut-être un peu trop d’ailleurs) afin de ne pas louper le courant portant au sud. On se méfie car des tourbillons se forment à cause de la différence de salinité de la mer Tyrrhénienne et Ionienne. Par endroit on dirait que la mer est dans une marmite géante  en ébullition tant il y a cet étrange clapot qui se forme. Le vent passe de force 2 à force 5 sans prévenir. On croise le cata des allemands, on papote côte à côte si bien qu’on empanne… On a le reflexe de baisser la tête même si la retenue de baume était à poste. Bref chacun reprend sa route ; nous on va au port de Messine, on a le courant dans le nez maintenant si bien qu’on passe de 6 à 3 nœuds. Il doit y avoir des micro-courants dans le détroit… Nous nous faufilons entre les ferries et les énormes bateaux de commerce. Le port de Messine nous prend clairement pour un distributeur automatique. « 80 € la nuit, ah quand même ! Et sans eau ni électricité ». On tente de négocier, l’ormeggiatori plaide notre cause mais la secrétaire refuse catégoriquement ; à croire que ce sont ses thunes… On s’en tire finalement pour 60 € avec eau et élec.

Je ne précise plus à chaque fois que le moteur fait des siennes car il ne démarre jamais du premier coup et maintenant cela fait partie du quotidien.

Bref il fait très chaud et Seb s’attèle à démonter l’alternateur – tout nu ! Je m’attaque à la lessive.

Plus tard on va se promener ; sur la route on croise le mécano, il a quatre alternateurs,  identiques au notre, du cata d’à côté.

 

Vendredi 8 juillet – Mouillage plus que forain, détroit de Messine

 

Détroit de Messine (3)


Nous partirons avec les courants porteurs dans l’après-midi. En attendant nous nous occupons du bateau : entretien général et petites réparations. On s’active bien. Le mécano devait passer à 10h. Ah oui c’est vrai on est en Sicile, il arrive à 14h, nous rend notre alternateur et nous dit qu’il a changé le régulateur. Seb le remonte. Rien. Le mécano bosse sur le cata d’à côté et on le tanne pour qu’il vienne nous filer un coup de main rapidement. Il explique, cigare au bec, deux trois trucs à Seb, concentré. Il repart aussi vite qu’il est venu « Cuanto per pagare ? » « Niente ! » nous dit Gino en levant la main, nous regardant à peine, se dépêchant de retourner bosser sur le cata.

Le temps passe pour nous, on a RDV avec le courant. On part un peu tard et très vite on marche à contre-courant. On fait du 6km/heure… Super. Après deux heures, on a le vent et le courant dans la gueule. On décide de mouiller en face d’une plage, carrément dans le détroit de Messine. Ca nous éclate. Il est 20 h, il fait 29° dans le bateau et on se fait une raclette dans le cockpit.

 

Samedi 9 au mercredi 13 juillet – Taormina, Sicile

 

Taormina, Sicile


On part à 5h du mat. On n’a pas très bien dormi, il y avait big fiesta, musique à fond et feu d’artifice. On a l’impression qu’ils sont très feux d’artifices en Italie, on ne les compte même plus tous ceux qui nous ont réveillé en sursaut ! Nous rejoignons une grande baie à l’est. Nous apprécions le calme matinal et le lever du soleil. Nous arrivons et apercevons le bateau des anglais et le cata allemand. Au fur et à mesure que la matinée avance, la baie se remplit. Nous nous baignons, lisons, nous reposons. Nous attendons ma petite soeur Constance et sa copine Nanou qui arrivent le 12. Il n'y a pas un poil de vent pendant plusieurs jours, nous restons dans la baie et les filles profitent de la baignade.


 Jeudi 14 et vendredi 15 juillet – Voute plantaire italienne


Ce matin nous décidons de quitter la Sicile en début de soirée pour rejoindre la botte italienne. Nous sommes déçus de ne pas avoir pu vadrouiller autour de la Sicile, mais faut dire que le vent ne nous a pas franchement aidé. Pendant plus d’une semaine on est resté coincé dans la baie de Taormina. Pétole ! On profite de la crique au maximum, on se baigne pour se rafraîchir, on explore les grottes, on prend le temps de vivre tout simplement.

Du vent, encore du vent !

20h, le départ est prévu dans 1h30. On prépare le bateau et on mange consistant, on a 12 h de route. Seb se remet difficilement de sa mésaventure. Après avoir pêché un gros poisson, il le tue puis le pose sur un rocher. Il a oublié de prendre son sac à poissons. Bref, il vadrouille dans l’optique d’en pêcher un deuxième. Il s’éloigne un peu et aperçoit une mouette se ruer sur son butin. Il rebrousse chemin au plus vite, la mouette le nargue et se goinfre. Quelle pétasse !

Nous partons, nous sommes tous les quatre dans le cockpit (Constance, Nanou, Seb et moi). On avance au près avec un force 3 qui se transforme en 20 minutes en force 6.

« Les filles, à l’intérieur ! » Nanou rentre rapidement suivie de Constance et sa cheville cassée. Le cockpit est petit, les manœuvres doivent être rapides et précises. On réduit la voilure : 2 ris dans la grand voile et un dans le génois. La mer est mauvaise. Ce ne sont pas les vagues de deux mètres que nous craignons le plus, mais les nombreuses déferlantes qui s’enchaînent sans répit déséquilibrant le bateau à plusieurs reprises. La lune est pleine ce soir et on les voit arriver de loin. Le vent continue à monter, on réduit encore le génois. Le bateau fonce à 7,5 nœuds, on est heureux de ses performances. On est trempé, on s’en prend franchement plein la gueule. On a les cheveux mouillés, le visage salé et les vêtements imbibés. Le vent nous sèche vite. Il y a maintenant force 7, on abat un peu et le vent tourne, ça nous arrange bien. On réduit encore le génois, il est maintenant ridiculement petit, tel un mouchoir de poche. On avance encore à 7 nœuds. Le temps passe, le bateau va bien. Je ne me suis pas encore occupé des filles mais elles se sont débrouillé : Constance et sa cheville ont réussi à apporter à Nanou, male en point, des sachets d’avion (autrement dit des sacs à vomi !).

Constance est allongée dans le carré, elle écoute de la musique. Quant à Nanou, assise dans le carré, fait passer péniblement le temps.

Le vent continue à monter, on se prend maintenant force 8 au grand largue. Seb va faire le mariole au mât pour affaler la grand voile et moi, je suis à la barre, je me prends une déferlante qui me glace le dos ; Je ruissèle de la tête au pied tout en gardant un œil, voire deux, sur Seb. On avance encore bien, à plus de 6 nœuds. Putain il marche bien le bateau ! Nous nous sentons en forme et serein, le bateau aussi.

Précisons quand même que la météo annonçait un force 4. Il est 1h30 du matin, nous sortons enfin des bouches de Messine après 4 heures de rinçage et d’insultes aux déferlantes.

1h40 : Incroyable Méditerranée, en 10 minutes le vent tombe lamentablement à force 1, la mer redevient d’huile. On trouve injuste de devoir gaspiller du gasoil après nos 4 heures de lutte pour mener le bateau. Ce sont bien les bouches de Messine qui font faire des accélérations records au vent. Nous voilà dans la voute plantaire de l’Italie.

Nous profitons de l’accalmie pour nous reposer. On avale un reste de pâtes vers 7h du matin. On fait bien car le vent remonte en une demi-heure pour attendre force 6-7 ; C’est reparti pour un tour, on se fait rincer, on est au près c’est carrément sport. L’écoute du génois pète, de toute façon on voulait l’enrouler. On avance quand même à 5 nœuds, rien qu’à la grand voile.

2 heures plus tard, le calme plat revient, on rentre tranquillement dans le port de Rocella Ionica. Plusieurs personnes nous accueillent sympatiquement, surtout des anglais en voyage. On est crevé et il fait horriblement chaud. On sort le tuyau, on s’arrose ça rafraîchit. Les bateaux arrivent au fur et à mesure, surtout des bateaux de voyage qui rejoignent la Grèce. Tout le monde accueille dans la bonne humeur les nouveaux arrivants. On s’est tous pris du vent et on se raconte nos navigations respectives. Il y a des canadiens, français, hollandais, anglais et écossais. Le soir arrive, chacun rentre chez soi, fatigué. L’hymne écossais retentit, le capitaine sort dignement, enlève son drapeau, et rentre. On le regarde faire, subjugués, il a le sens de la tradition ! Le lendemain matin, rebelote !

 

Samedi 16 juillet - Rocella Ionica, Sud Italie

 

Rocella Ionica sud italie


Aujourd’hui c’est grand ménage et ravitaillement. L’office de tourisme nous prête des vélos. Seb choisit un tricycle avec un énorme panier à l’arrière.

De retour des courses, un voilier avec des français de notre âge arrive. C’est bien la première fois ! On passe la soirée ensemble et in ingurgite deux mètres de pizza au restau du port.


Info pratique Rocella Ionica

Un banc de sable longe la digue, il faut passer bien au milieu de l’entrée. On s’amarre où on veut sur un catway car il n’y a pas de pendilles. A l’office de tourisme, des vélos sont mis à disposition gratuitement. Une petite contribution de quelques euros est la bienvenue pour la maintenance.

 

Dimanche 17 juillet - El Castella, Sud Italie

 

Le Castella - Sud Italie (2)


Nous larguons les amarres à 3 heures du matin avec un petit coup dans le nez. Nous avons 10 heures de route pour rejoindre Le Castella. Rebelote, le force 3-4 annoncé se transforme en force 6. Les montagnes de coin ont visiblement un fort effet ! Constance dort tout le long, Nanou est male en point et nous nous faisons rincer par les vagues courtes. Le bateau fonce à 7-8 nœuds au près, on n’en revient pas ! On arrive à midi, on s’installe au quai des pêcheurs, à couple d’un first 38. A son bord des français qui reviennent de Croatie. On sympathise, on parle de nos expériences respectives. Pour l’anecdote, JF a inventé un système pour étarquer le génois sur enrouleur arisé, qui sera bientôt commercialisé.

 

Info pratique Castella

Le Castella est un petit port agréable. L’entrée est étroite et il faut serrer babord. Il y a quelques places disponibles gratuites à côté des bateaux de pêche.

 

Lundi 18 juillet – Détente à Le Castella, Sud Italie

 

Le Castella - Sud Italie (3)  Le Castella - Sud Italie (4)


Le soleil cogne fort dès 8h du matin, on décide d’aller mouiller dans la baie pour y déjeuner et se baigner. Journée relax.

 

Le Castella - Sud Italie (9)

 

De retour au quai des pêcheurs, notre place est prise. On s’installe à couple d’un bateau de pêche en apparence. Les pêcheurs nous disent que ce bateau a été saisi car il y avait à son bord des passagers clandestins. Il a plutôt l’air abandonné qu’autre chose. Le bois et la peinture sont abîmés, des fringues en boule traînent dans chaque recoin. On y trouve des kilos de riz, lentilles, oignons et ail. On les prend, ça ne manquera à personne, les pauvres gens sont en prison en attendant d’être renvoyés chez eux.

 

Le Castella - Sud Italie (8)

 

Mardi 19, mercredi 20 et jeudi 21 juillet – Crotone, Sud Italie


Une navigation de 4 heures s’offre à nous, pas trop éprouvante. C’est la première fois depuis que les filles sont à bord. Elles profitent enfin de la voile en conditions agéables. On est au travers avec un force 4-5, on avance bien et la mer est belle. On fait la course avec un Oceanis 52 pendant 3 heures. Nous sommes plein vent arrière maintenant et affalons la grand voile. L’Oceanis nous rattrape, ignorant les règles de courtoisie et nous vole notre vent. Pas très fairplay ! On empanne, passe entre les plateformes pétrolières. On arrive aux fesses de l’Oceanis, il nous a pas vraiment grillé ! On s’amarre à côté de bateaux potes. Il y a Chris et Ludo sur Plutonus et le couple d’écossais au cérémonial du drapeau.

Un coup de vent est prévu demain, nous restons tranquillement planqués au port, ce qui nous permet de faire la connaissance de Gérald et Rim sur Orphosia. Encore une histoire pas possible. Gérald hivernait son bateau en Tunisie, Rim est tunisienne. Ils décident de continuer leur route ensemble mais les autorisations de sortie du territoire pour Rim sont longues à venir, trop longues. Rim s’habille tout en noir de la tête aux pieds ; Elle se cache entre le hublot et l’annexe qui est à l’envers sur le pont. Les douanes passent, fouillent le bateau. C’est quitte ou double et Rim le sait. Son cœur bat fort.

Après plusieurs heures tapie dans sa cachette, la voie est libre, à la conquête de la découverte et de la liberté.

 

Crotone est une ville populaire agréable. Le long du port, des attroupements de négociants devant les pêcheurs : les poissons sont par terre, ça négocie, ça gueule, ça fume. Emballé c’est pesé, pour laisser la place aux mamies qui viennent faire des affaires.

On va à la plage, des allées de parasols, la musique à fond. Ici on danse, on mange des glaces et on se baigne… D’ailleurs on en voit qui mangent un sandwich à la glace carrément…

Nous, on fait les touristes à la plage et on achète des moules à 2 € le kilo pour le dîner.

 

Info pratique Crotone

Le quai de transit de Crotone n’existe plus, il y a des ormeggiatori durs en affaires. On a réussi à négocier la troisième nuit à 30 et la deuxième à 25. Le gars de la station essence n’est pas facile non plus, impossible de squatter pour une nuit, il dort sur place ! Pour notre troisième nuit, on réussit à la passer au quai d’approvisionnement de carburant des bateaux de pêche.

Il y a un marché de fruits et légumes le matin sur la place du marché.

 

Vendredi, samedi 23 juillet – Santa Maria de Leuca


6h30, on abandonne ma sœur et Nanou à un italien rencontré la veille, qui les accompagne à l’aéroport… Le cœur sur la main !

Nous, on a 14h de route pour rejoindre Leuca. Vent force 4-5, arrière avec une forte houle. On avance doucement. On arrive dans la nuit, on s’installe sur le quai des pêcheurs. Les gardes-côtes nous réveillent de bon matin pour nous demander de partir. Ca nous arrange pas mais la négociation est peu fructueuse, le quai s’effondre…

On va au port dans la matinée, les ormeggiatori nous accueillent, nous tendent les pendilles, nous disent « ciao » et s’en vont. Ils ne repasseront pas nous voir, tant mieux !

Au bateau on prend l’apéro avec le voisin skipper qui a la flemme de bosser. Son boss arrive, ni une ni deux, il se remet à faire briller les inox. On va à la découverte de village, l’ambiance nous plaît, ça sent bon la terre, les fleurs et les pins.

 

 

 

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Published by Camille et Sébastien - dans Carnet de bord 2011
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commentaires

chaumet 17/07/2011


bonjour,
merci de votre lettre d'infos. J'avais aussi des soucis de moteur en 2003 dans cette zone de navigation. volvo md3b à refroidissement direct. J'ai maintenant un lombardini à double refroidissement.
Concernant l'ascencion du Stromboli, je l'avais fait seul en 2003 mais il existait deja des restrictions pour cause de sécurité. Comment est la tenue des fonds devant la plage? j'y étais venu en
ferrie de Vulcano car j'avais cru comprendre que ce n'etait tenable? L'île de Salina est très belle également.Au nord de Palerme vous avez Ustica et sa faune si vous aimez les fonds et les
aquariums naturels. Paradis des plongeurs.
Il pleut ici en Bretagne et nous attendons tranquillement dans notre carré arrière de comet 11, de partir vers le sud.bon vent à jazzititia
Bruno Chaumet
Juste 3 semaines!


antoine 20/07/2011


Salut Matelots !
Belles aventures une fois de plus ! Et surveillez votre boîte mail !!!
Bises de nous TROIS !!!


KTI 21/07/2011


C toujours un plaisir de lire vos news!Que d'aventures!
Profitez quand même de la chaleur car ici on ne sait même pas qu'on est en été!
Bises à tous les 2, 3?, 4? Constance + Copine?


mobile credit card processing 12/09/2014

The island of Stromboli? I haven’t heard of this wonderful place till the moment that I read this article. From the time of the 50 miles to cross till you reached the place the journey was awesome through the vegetation and yellow flowers.